La Coupe du monde 2026 n’aura finalement souri à aucun de ses trois pays organisateurs. Après les éliminations du Canada et du Mexique, les États-Unis quittent à leur tour leur Mondial dès les huitièmes de finale, lourdement battus par une Belgique impressionnante (4-1). Les Diables Rouges poursuivent ainsi leur parcours et décrochent leur billet pour les quarts de finale.
Les 36 heures précédant cette rencontre ont été marquées par le désormais célèbre “scandale Balogun”. Expulsé lors du tour précédent face à la Bosnie-Herzégovine, l’avant-centre américain devait initialement purger une suspension. Une décision vivement contestée par le président Donald Trump et son administration, qui ont sollicité la FIFA afin d’obtenir un réexamen de la sanction. Contre toute attente, l’instance mondiale a finalement autorisé Folarin Balogun à disputer ce huitième de finale.
Cette décision a suscité de nombreuses critiques dans le monde du football. Loin de déstabiliser la Belgique, elle semble au contraire avoir renforcé la détermination du groupe dirigé par Rudi Garcia, déjà porté par son incroyable qualification acquise face au Sénégal lors du tour précédent.
Une Belgique irrésistible dès les premières minutes
Les Belges prennent immédiatement le contrôle de la rencontre. Dès la 2e minute, Timothy Castagne oblige Matt Freese à une première intervention décisive.
Quelques minutes plus tard, Dodi Lukebakio réalise un numéro sur son côté avant de servir Youri Tielemans, dont la reprise manque pourtant le cadre alors que le but semblait grand ouvert (8e). Ce n’est que partie remise.
Sur une nouvelle offensive parfaitement construite, Nicolas Raskin trouve Charles De Ketelaere, qui conclut avec beaucoup de sang-froid d’un plat du pied précis pour ouvrir le score (9e, 1-0).
Dominateurs dans tous les secteurs du jeu, les Diables Rouges étouffent des Américains timides et incapables de développer leur football. Seule ombre au tableau pour la Belgique : la sortie sur blessure d’Amadou Onana, touché au genou et remplacé par Hans Vanaken.
Les États-Unis reviennent, mais la Belgique répond immédiatement
Alors que les Américains peinent à exister, Balogun obtient un coup franc intéressant à l’entrée de la surface. Malik Tillman frappe puissamment à environ 25 mètres. Le ballon est dévié de la tête par Vanaken et prend Thibaut Courtois à contre-pied (31e, 1-1).
L’espoir américain ne dure cependant que deux minutes.
Au retour de l’engagement, Leandro Trossard déborde côté gauche, élimine son défenseur et adresse un centre parfait vers Charles De Ketelaere. L’attaquant belge s’élève plus haut que tout le monde et inscrit son deuxième but de la soirée d’une tête imparable (33e, 2-1).
Balogun tente ensuite de sonner la révolte avec deux frappes dangereuses juste avant la pause (44e et 45e+6), sans parvenir à tromper Courtois.
Freese offre le break à la Belgique
Au retour des vestiaires, Mauricio Pochettino lance Giovanni Reyna afin de redonner du rythme à son attaque. Les États-Unis monopolisent davantage le ballon et semblent enfin capables d’inquiéter la défense belge, poussés par un stade de Seattle entièrement acquis à leur cause.
Mais leurs espoirs s’effondrent à la 57e minute.
Sous la pression, le gardien Matt Freese tarde à relancer, perd le ballon dans sa surface et offre un cadeau à Hans Vanaken, qui n’a plus qu’à envoyer une frappe lointaine dans le but vide pour porter le score à 3-1.
Lukaku scelle définitivement la qualification belge
Assommés par cette erreur, les Américains tentent malgré tout de réagir.
Berhalter manque de réduire l’écart avec une superbe demi-volée qui frôle le poteau (80e), avant que Balogun ne bute sur un immense Courtois dans un face-à-face (82e).
Dans le temps additionnel, Romelu Lukaku met définitivement fin aux espoirs américains en inscrivant le quatrième but belge (90e+4), concluant une prestation collective particulièrement convaincante.
Un choc Belgique – Espagne en quarts
Grâce à ce large succès (4-1), la Belgique poursuit son aventure mondiale et rejoint les quarts de finale. Les hommes de Rudi Garcia devront désormais relever un défi d’une tout autre ampleur face à l’Espagne, championne d’Europe en titre, qui vient d’éliminer le Portugal.
Avec cette élimination des États-Unis, aucun des trois pays organisateurs de cette Coupe du monde 2026 ne parvient à atteindre les quarts de finale, une première particulièrement marquante dans l’histoire récente du tournoi.
