Washington, 6 août 2026 – Le président américain Donald Trump a signé jeudi deux nouveaux décrets exécutifs visant à restreindre davantage l’accès à la citoyenneté américaine par naissance. Cette initiative marque une nouvelle étape dans sa politique de lutte contre l’immigration illégale et contre ce que son administration qualifie de « tourisme de naissance ».
Une nouvelle tentative après le revers de la Cour suprême
Cette décision intervient quelques semaines après que la Cour suprême des États-Unis a estimé qu’une précédente tentative de l’administration Trump visant à limiter le droit du sol était contraire à la Constitution.
Malgré ce revers judiciaire, le président américain affirme que les nouveaux décrets ciblent des situations spécifiques qui, selon la Maison Blanche, ne relèvent pas de la protection offerte par le 14ᵉ amendement de la Constitution.
Le « tourisme de naissance » dans le viseur
L’administration Trump souhaite mettre fin au « tourisme de naissance », une pratique consistant pour certaines femmes enceintes étrangères à se rendre aux États-Unis afin que leur enfant obtienne automatiquement la nationalité américaine.
Selon Stephen Miller, conseiller influent de la Maison Blanche, les autorités américaines n’accorderont plus de visas lorsque le principal objectif du voyage est d’accoucher sur le territoire américain.
L’administration estime que cette pratique est utilisée de manière abusive et représente un détournement des lois sur l’immigration.
D’autres catégories concernées
Les nouveaux décrets visent également certains enfants nés de représentants de gouvernements étrangers ainsi que d’autres catégories de personnes que l’administration considère comme ne relevant pas de la clause de citoyenneté du 14ᵉ amendement.
Toutefois, les décrets exécutifs ne modifient pas la Constitution américaine. Toute remise en cause durable du droit du sol nécessiterait soit une évolution de la jurisprudence, soit une modification constitutionnelle, un processus particulièrement complexe.
Des recours judiciaires attendus
Plusieurs organisations de défense des droits des immigrés et des experts en droit constitutionnel devraient contester rapidement ces nouvelles mesures devant les tribunaux.
Les opposants rappellent que le 14ᵉ amendement, adopté après la guerre de Sécession, garantit que « toutes les personnes nées ou naturalisées aux États-Unis et soumises à leur juridiction sont citoyennes des États-Unis », à quelques exceptions limitées, notamment les enfants de diplomates étrangers.
Le débat autour du droit du sol demeure ainsi l’un des dossiers les plus sensibles de la politique migratoire américaine et pourrait une nouvelle fois être tranché par la Cour suprême.
