Le ministère américain de la Justice a annoncé, lundi, avoir lancé ce qu’il présente comme la plus importante campagne de déchéance de citoyenneté jamais menée aux États-Unis. En l’espace de deux semaines, 25 nouvelles plaintes ont été déposées devant plusieurs tribunaux fédéraux contre des citoyens américains naturalisés.
Les personnes visées sont accusées d’avoir obtenu la nationalité américaine par fraude, dissimulation ou autres moyens illégaux. Selon le ministère, plusieurs d’entre elles ont été condamnées pour des crimes graves, notamment tentative de meurtre au premier degré, agression avec une arme mortelle dans l’intention de tuer et agression sexuelle aggravée sur un enfant.
Le chef par intérim de la division civile du ministère de la Justice, Brett Shumate, a déclaré que cette opération constituait « la plus grande vague de déchéances de citoyenneté jamais enregistrée ». Il a affirmé que les personnes concernées avaient commis des actes « incompatibles avec la citoyenneté américaine » et que les autorités agissaient à un rythme sans précédent pour préserver l’intégrité du processus de naturalisation.
Le ministère précise que 123 plaintes civiles visant à retirer la citoyenneté américaine ont été déposées depuis le début du second mandat du président Donald Trump, un chiffre présenté comme un record historique.
Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a rappelé que la citoyenneté américaine constitue « l’un des plus grands privilèges de la nation » et qu’elle doit être obtenue « légalement et honnêtement ». Il a ajouté que les plaintes concernent notamment des personnes ayant dissimulé des crimes violents, des agressions sexuelles sur mineurs, des fraudes à l’identité ou d’autres éléments les rendant inéligibles à la naturalisation.
« Les actions annoncées aujourd’hui représentent la plus grande opération coordonnée de déchéance de citoyenneté de l’histoire du ministère, mais ce n’est qu’un début », a conclu Todd Blanche, assurant que les autorités continueront à utiliser tous les moyens légaux pour protéger l’intégrité du système de naturalisation et la sécurité du public.
Source : Département de la Justice des États-Unis (DOJ), information relayée par le président Donald Trump sur Truth Social.
